Paléontologue : Dr. Louise Leakey

Louise est une paléontologue de troisième génération. Ses grands-parents, Louis et Mary Leakey, ont mené des expéditions dans la gorge d’Olduvai, en Tanzanie. Ses parents, Richard et Meave Leakey, ont concentré leurs recherches sur le bassin de Turkana, au Kenya, riche en fossiles.
Louise travaille souvent avec ses parents car elle continue à étudier l’histoire ancienne du bassin de Turkana. Elle est professeur assistant de recherche à l’Université d’État de New York à Stony Brook et est directrice de l’éducation publique et de la sensibilisation pour l’Institut du bassin de Turkana à Nariobi, au Kenya.
Avec sa mère, Louise est une exploratrice en résidence du National Geographic.
Travail de jeunesse
Louise a grandi à Nairobi, au Kenya, et a pu accompagner ses parents lors d’expéditions dans la région du lac Turkana.
« Tout le monde aime être dehors quand on est petit à la recherche de fossiles, donc c’est une seconde nature pour n’importe qui de le faire », dit Louise. « Je suppose que j’ai été capable de m’y tenir plus longtemps que la plupart ».
L’une des premières expériences les plus mémorables de Louise a été lorsqu’une équipe dirigée par son père, Richard, a trouvé « Turkana Boy », un squelette presque complet, vieux de 1,5 million d’années, de l’hominidé Homo erectus.
« À 12 ans, la découverte de l’Homo erectus du côté ouest du Turkana a été un moment très excitant, car nous sommes restés sur ce site pendant une assez longue période », raconte Louise. « Nous avons pu nous engager, aider et faire des fouilles. Il y avait un vrai sentiment d’excitation autour de cette excavation. »
Même si sa famille est mondialement connue pour ses travaux en paléontologie, Louise ne s’est jamais sentie poussée à suivre ses parents dans ce domaine.
« Ils ne m’ont jamais dit que c’était ce que je devais faire », dit-elle. « J’ai pris cette décision moi-même ».
Louise a quitté l’Afrique pendant quelques années pour obtenir son doctorat en biologie à l’University College London, à Londres, mais elle est rapidement revenue au Kenya, et dans le bassin de Turkana.
La partie la plus excitante de votre travail
De nos jours, Louise passe beaucoup de temps à donner des conférences, à collecter des fonds et à élever ses deux enfants, mais elle se rend toujours dans le bassin du Turkana l’été pour le travail sur le terrain.
« Être là-haut est certainement très excitant pour s’éloigner de tout », dit-elle. « C’est un grand plaisir d’être sur le terrain et de le faire ».
Partie la plus exigeante de votre travail
« Essayer de tout caser, je pense. C’est plutôt un peu partout de faire tant de choses différentes : le travail sur le terrain, les conférences, la collecte de fonds, et être une mère. Essayer d’obtenir un soutien pour l’Institut, ce à quoi nous travaillons actuellement, demande beaucoup d’attention et d’efforts. C’est assez exigeant à l’heure actuelle. »
COMMENT DÉFINISSEZ-VOUS LA GÉOGRAPHIE ?
« J’y pense plutôt en termes de localisation des choses dans le monde. La géographie physique m’a toujours intéressé. Les montagnes et les lacs et leurs influences sur les populations locales. Pourquoi on trouve certaines choses à certains endroits. C’est comme ça que je le vois dans mon esprit. »
GEO-CONNECTION
Louise explique que la géographie du bassin de Turkana est la raison pour laquelle on y trouve tant de fossiles.
« La vallée du rift a une influence majeure en termes de ces fossiles que nous trouvons », dit-elle. « C’est à cause des mouvements tectoniques qui forcent ces vieilles couches à remonter à la surface. Les choses sont alors érodées, et nous pouvons alors trouver les petits bouts de fragments d’os à la surface et savoir où cela correspond dans l’excavation. »
Les outils géographiques, notamment le GPS et le SIG, sont très importants pour les paléontologues comme Louise. Grâce au GPS, les scientifiques peuvent localiser avec précision les sites d’étude qu’ils peuvent ensuite reporter sur des cartes, un processus appelé géoréférencement. Aujourd’hui, les paléontologues ont la possibilité de créer des points de géoréférencement pour les fossiles trouvés il y a des décennies, ce qui permet d’afficher les données dans les bases de données, les cartes en ligne et les sites Web.
« Tout fossile trouvé est toujours marqué d’un repère GPS, afin que nous ayons une référence et puissions y revenir », explique Louise. « Il est également photographié numériquement (…). En outre, une grande partie des collections antérieures que nous avions faites dans les années 70 et 80, lorsque nous n’avions pas de GPS, vous pouvez les intégrer dans la carte globale, la plus grande image, en utilisant le SIG, car vous pouvez géoréférencer les photographies et placer réellement ces points assez précisément dans le nouveau système. »
DONC, VOUS VOULEZ ÊTRE UN … PALÉONTOLOGUE
Pour vous préparer à une carrière de paléontologue, Louise suggère de suivre des cours d’anatomie, de géographie, de géologie et, surtout, de biologie.
« Je pense à la biologie en termes de juste compréhension d’une variété d’organismes, y compris comment ils ont pu changer à travers le temps et pourquoi nous avons certaines espèces présentes aujourd’hui et d’autres qui ne sont pas présentes », dit Louise.
GET INVOLVED
Louise recommande aux familles intéressées par la paléontologie de visiter le Hall of Human Origins du Smithsonian Institution National Museum of Natural History, à Washington, D.C., et The Field Museum à Chicago, Illinois.
Pour les collégiens, Louise suggère de chercher à participer à une école de terrain, comme celle du Turkana Basin Institute. « Évidemment, c’est passionnant et c’est une très bonne expérience. Cela ouvre les portes pour s’impliquer. »

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