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Le premier grand dramaturge américain

Lorsqu’Eugene O’Neill a commencé à écrire pour la scène au début du XXe siècle, le théâtre américain était dominé par le vaudeville et les mélodrames romantiques. Influencé par Strindberg, Ibsen et d’autres dramaturges européens, O’Neill s’est juré de créer un théâtre en Amérique, dépouillé de toute fausse sensiblerie, qui explorerait les remous les plus profonds de l’esprit humain. En 1914, il écrit : « Je veux être un artiste ou rien ».

Durant les années 1920, il reçoit le prix Pulitzer pour trois de ses pièces – Beyond the Horizon, « Anna Christie » et Strange Interlude. D’autres succès populaires, dont L’Empereur Jones, Le Singe velu, Désir sous les ormes, Le Grand Dieu brun et Le deuil devient Electre, lui valent une renommée internationale. En 1936, il reçoit le prix Nobel de littérature – seul dramaturge américain à être ainsi honoré.

O’Neill expérimente de nouvelles techniques dramatiques et ose aborder des sujets aussi controversés que le mariage interracial, l’égalité des sexes, le pouvoir de l’inconscient et l’emprise du matérialisme sur l’âme américaine. Dans chacune de ses pièces, il a cherché à révéler les forces mystérieuses « derrière la vie » qui façonnent la destinée humaine.

Trois de ses dernières œuvres, écrites à Tao House, dominent les autres : The Iceman Cometh, Long Day’s Journey into Night et A Moon for the Misbegotten. Ces pièces autobiographiques dépeignent, avec un « réalisme fidèle », les figures obsédantes de son père, de sa mère et de son frère, qui apparaissent à l’arrière-plan de la plupart de ses autres pièces. Il reçoit un quatrième prix Pulitzer, à titre posthume, en 1956 pour Long Day’s Journey into Night.

Au cours d’une carrière qui s’est étendue sur trois décennies, Eugene O’Neill a changé à jamais le théâtre américain.

Bibliographie des pièces

1. Une femme pour une vie (1913)
2. La Toile (1913)
3. Soif (1913)
4. Avertissements (1913)
5. L’insouciance (1913)
6. Brouillard (1914)
7. Pain et beurre (1914)
8. L’homme du cinéma (1914)
9. Bound East for Cardiff (1914)
10. Avortement (1914)
11. Servitude (1914)
12. Le sniper (1915)
13. L’équation personnelle (1915)
14. Avant le petit déjeuner (1916)
15. Now I Ask You (1917)
16. In the Zone (1917)
17. Ile (1917)
18. Le long voyage du retour (1917)
19. La lune des caraïbes (1917)
20. La Corde (1918)
21. Au-delà de l’horizon (1918) – Gagnant du prix Pulitzer, 1920
22. Shell Shock (1918)
23. L’enfant rêveur (1918)
24. Là où la croix est faite (1918)
25. Exorcisme (1919)
26. La Paille (1919)
27. Chris Christopherson (1919)
28. L’or (1920)
29. Anna Christie (1920) – Gagnant du prix Pulitzer, 1922
30. L’Empereur Jones (1920)
31. Diff’rent (1920)
32. Le premier homme (1921)
33. Le singe poilu (1921)
34. La Fontaine (1923)
35. Soudé (1923)
36. All God’s Chillun Got Wings (1924)
37. Désir sous les ormes (1924)
38. Marco Millions (1925)
39. Le Grand Dieu Brun (1926)
40. Lazare a ri (1926)
41. Étrange interlude (1928) – Gagnant du prix Pulitzer, 1928
42. Dynamo (1929)
43. Le deuil devient Electre (1931)
44. Ah, Wilderness ! (1933)
45. Jours sans fin (1933)
46. Une touche de poésie (1935-1942)
47. More Stately Mansions (1936-1939), Unfinished
—- 1937, Eugene et Carlotta emménagent à Tao House —-
48. The Iceman Cometh (1939)
49. Long Day’s Journey into Night (1941) – Gagnant du prix Pulitzer, 1957
50. Hughie (1941)
51. A Moon for the Misbegotten (1943)

Ressources en ligne

eOneill.com – Une archive électronique d’O’Neill comprenant le texte intégral de certaines pièces, des archives de production des œuvres d’O’Neill et d’autres ressources académiques.
Wikipedia – L’entrée Wikipédia d’Eugene O’Neill
Eugene O’Neill Society – Une organisation savante et professionnelle à but non lucratif consacrée à la promotion et à l’étude de la vie et des œuvres d’Eugene O’Neill, ainsi que du théâtre et de l’art dramatique dont son œuvre a été en grande partie l’instigatrice et le modèle.
Le centre théâtral Eugene O’Neill – Fondé en 1964 par George C. White, en l’honneur du seul dramaturge américain lauréat du prix Nobel, le centre O’Neill accueille notamment la National Playwrights Conference, la National Music Theater Conference et le National Theater Institute. Le centre O’Neill gère et exploite également le Monte Cristo Cottage, la maison d’enfance d’O’Neill située dans la ville voisine de New London.

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